SNFMI - Mot du président


 

 

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 Le mot du président



Discours Ajaccio


Monsieur le Préfet,
Madame la Présidente,Messieurs les Présidents,
Monsieur le Député Maire,
Chers Collégues,Chers Amis,
Mesdames,Messieurs


Pour la deuxiéme fois dans son histoire la Société Nationale Française de Médecine Interne tient son congrés dans une île.
En effet après Fort de France et la Martinique en 2000 c’est aujourd’hui Ajaccio et la Corse qui nous accueillent pour ce 59éme Congrés.


Pour la deuxiéme fois également je suis amené à m’adresser à vous au cours d’une séance inaugurale.Il y a un an je vous avais dit « Nous voulons rester ce que nous sommes » en référence à la devise du Luxembourg .Aujourd’hui je voudrais vous dire en m’inspirant de la parole d’un méditéranéen célébre du 4éme siécle« Deviens ce que tu es ».


C’est en 1979, alors que j’étais en première année de clinicat, que j’ai découvert la SNFMI à l’occasion de son premier congrès organisé à Lille par le professeur Bernard Devulder. Ce congrès,dont nous fêterons les 30 ans en Décembre à Toulouse, m’a laissé un profond souvenir à la fois
par sa qualité scientifique mais aussi et surtout parce qu’il m’avait permis de découvrir la richesse et la diversité de notre discipline au cours d’une session consacrée à la place de la Médecine Interne dans le système de santé français en présence du Ministre de la Santé de l’époque, Monsieur Jacques Barrot.


« Plus loin vous saurez regarder dans le passé plus loin vous saurez vous projeter dans l’avenir » disait Winston Churchill. En acceptant la responsabilité qui m’a été confiée par le Conseil d’Administration de la SNFMI mon souhait est d'assumer la fidélité à nos racines tout en nous tournant résolument vers l’avenir car les éléments fondateurs définis il y a trente ans restent à mes yeux parfaitement d’actualité aujourd’hui tout en sachant y apporter de nécessaires évolutions.
Ainsi l’activité de recours et d’expertise des médecins internistes est bien identifiée. Elle s’exprime particulièrement dans la prise en charge des maladies systémiques et des maladies orphelines. Au sein de notre société elle est rendue visible par l’activité de recherche initiée, encouragée, promue et soutenue par le Conseil Scientifique. Elle a été largement reconnue par la communauté médicale lors de la mise en place des centres de référence et des centres de compétence si l’on en juge par le nombre d’internistes responsables de ces structures dans les différentes régions.


Au-delà de cette activité, les médecins internistes, grâce à leur formation médicale diversifiée, leur vision globale des problèmes de santé et leur capacité à les hiérarchiser, ont un rôle majeur à jouer au sein du système de soins en particulier hospitalier. Discipline transversale par excellence la Médecine Interne représente ainsi une interface privilégiée avec la médecine ambulatoire, tout particulièrement la Médecine Générale, et au sein des hôpitaux avec d’autres disciplines transversales telles que la Médecine d’Urgence et la Gériatrie. Cette activité de Médecine Interne Polyvalente doit également viser l’excellence et être valorisée par une recherche clinique structurée dont la Commission d’Evaluation et d’Amélioration des Pratiques en Médecine Interne a parfaitement su saisir les



enjeux. Dés ce congrés un rapprochement plus formalisé entre cette commission et le conseil scientifique s’est effectué témoin de l’unicité et de la cohérence de nos activités de recherche.

Outre l’affirmation de la place de notre discipline dans le soin et la recherche notre société a également une mission importante à accomplir dans le domaine de la formation. Le Collège des Enseignants a montré sa capacité à fédérer les énergies des nombreux internistes impliqués en formation initiale. La publication sous son égide d’ouvrages pour la préparation à l’examen national classant largement plébiscités par les étudiants en témoigne. La qualité de la formation lors du 3éme cycle doit être un des éléments d’attractivité des jeunes internes vers notre discipline. Au-delà des séminaires inter-régionaux et nationaux déjà existants, il nous faut certainement réfléchir à intégrer d’autres modalités d’enseignement : partage de compétence grâce à la visioconférence, utilisation de l’e-learning et du port-folio électronique comme outil d’évaluation formative.

Le Collège interniste FMC/EPP,ces deux termes étant remplacés récemment par l’acronyme DPC pour développement professionnel continu s’est affirmé comme une structure de réflexion et de proposition indispensable à la vie de notre société. Dés à présent il nous aide à assumer des défis majeurs que sont la parfaite lisibilité des activités de FMC au cours de nos congrès et la mise en place de programmes d’amélioration des pratiques professionnelles adaptés aux champs d’activité de la Médecine Interne. Ainsi la notion de compétence professionnelle dans ses différentes dimensions devient aujourd’hui un élément incontournable. Ceci nous a donc conduit récemment à créer en partenariat entre la SNFMI, le SYNDIF et la sous-section de Médecine Interne du CNU, un Collège National Professionnel des Internistes (CNPI) qui sera l’interlocuteur privilégié de nos tutelles.Parmi les actions qu’aura à mener ce collége l’une me parait prioritaire.En effet ,à l’échéance 2010 les ministéres concernés souhaitent mettre en place une filiarisation de toutes les spécialités médicales à l’examen classant national.C’est dire que chacun à son niveau local,régional ou national doit se sentir concerné par cette démarche.Il est en effet indispensable que nous puissions apporter des arguments Crédibles afin que la filiére de Médecine Interne à l’ECN soit dotée d’un nombre suffisant de postes et ce afin d’assurer le renouvellement de nos effectifs,de conforter notre place dans le systéme de soins et de développer de nouveaux champs d’expertise dont certains sont abordés au cours de ce congrés. Dans son récent rapport notre collégue Jacques MARESCAUX déplore le fait que le médecin hospitalier et en particulier hospitalo-universitaire soit souvent amené à faire le grand écart entre les soins de recours et d’expertise et les soins de proximité.Il est probable qu’il n’a pas souvent cotoyé les internistes qui comme les footballeurs ont de bons adducteurs à la fois souples et solides ce qui leur permet de faire sans trop de difficultés le grand écart entre des activités très différentes.

Beaucoup d’entre nous savons quelle énergie ,quelle ténacité et quelle diplomatie il faut déployer pour organiser un congrés rassemblant prés de 700 personnes C’est pourquoi,au nom du conseil d’Administration et de tous les congressistes ,je souhaite adresser à notre collégue Jean François ABINO et à tous les membres du Comité Local d’Organisation nos sincéres félicitations et nos très vifs remerciements pour leur chaleureuse hospitalité. Grâce à leurs efforts ce congrés sera,j’en suis certain,un lieu et un moment d’échanges fructueux à la fois sur le plan scientifique et convivial.


Professeur Bernard GROSBOIS Président de la SNFMI 4 Juin 2009
 
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